dimanche 25 novembre 2012

Brisebras aux abattoirs


En 2004, Mathieu Brisebras réalise "Rue des abattoirs" (1) dans le cadre de ses études à l'école de la Poudrière. Le film joue visiblement avec les limites du champ de l'animation, et l'emploie plus - tel Michel Gondry - comme un moyen que comme une fin en soi. Le résultat nous a beaucoup séduit, et  utilise l'animation comme un moyen fort de rendre l'ensemble expressif, voire expressionniste. Au moment où son nouveau film "Vertige" réalisé avec Christophe Gautry  circule en festivals, cela nous paraissait évident de le contacter pour une retro-entrevue. 2004 vue par 2012 !




Peut-on dire, lorsque vous entreprenez la réalisation de "Rue des abattoirs" , que vous vous lancez dans une expérience cinématographique, plus que dans un travail d'animation au sens strict du terme?

Le questionnement sur la technique me parait essentiel à l'élaboration de chaque projet. N'ayant pas un style graphique personnel de prédilection, j'envisage toujours de mettre la forme au service de l'histoire que je veux raconter. Pour "Rue des abattoirs", la technique consiste en un tournage sur fond vert d'acteurs portant des masques en guise de têtes. Ils sont ensuite incrustés dans des décors en photomontage. Ce sont des prises de vues réelles dont j'ai extrait les images intéressantes pour recréer un rythme animé plus proche de la pixillation. C'était la première fois que j’expérimentais cette "cuisine" technique.
Pour ce qui concerne l'histoire, je l'ai écrite en référence au film noir, et avec l'idée de départ de construire un scénario basé sur l'idée de la fausse piste. Le fait que les personnages soient des acteurs leur donne une présence assez réaliste et les masques exacerbent les stéréotypes de films de genre.

Cela confirme notre sentiment: ce film est autant animé que monté apparemment. Quelle atmosphère régnait alors à La Poudrière, et comment le film y a été perçu?
C'est le premier film de fin d'étude réalisé à la Poudrière qui nécessitait du keying (2) et un tournage avec des acteurs, mais après avoir évalué ensemble les possibilités techniques, cette innovation a été encouragée par l'équipe de l'école. Étant avide d'expérimentation, j'ai beaucoup apprécié qu'à La Poudrière on ne hiérarchise pas les modes d'expression, ni ne mette une technique d'animation particulière en avant. Par ailleurs, des exercices permettent de découvrir la variété du cinéma d'animation durant la formation.




Les acteurs du film sont-ils des étudiants de l'École? Est-ce un film joué par des réalisateurs et réalisatrices?
Trois acteurs amateurs et deux étudiants ont gracieusement participé au film ainsi qu'un mime. Certains personnages ont été joués par différentes personnes, c'est aussi un gros avantage des masques.

On sent qu'alors, vos préoccupations artistiques étaient suivies avec une certaine bienveillance. Lorsque vous êtes sorti de l'École, avez-vous senti le même intérêt de la part des professionnels, des producteurs? Et "Rue des abattoirs" a-t-il suscité un enthousiasme particulier?
"Rue des abattoirs" n'a pas beaucoup été sélectionné en festivals, et je n'ai donc pas eu la chance de rencontrer un large public. Et l’intérêt professionnel fut limité dans la mesure où le film ne montre pas un savoir faire attendu sur le marché de l'animation. Le film n'a pas non plus suscité d'admiration démesurée, bien que j'ai toujours plaisir à recevoir quelques modestes compliments lorsqu'il est visionné.

Il est pourtant très réussi, et repose en grande partie sur ce que l'on ne voit pas, c'est sa grande force. On a le sentiment que ce qui l'a desservi est le fait de ne pas "appartenir à la famille". C'est vrai que c'est un objet particulier. Avez-vous d'autres films en tête? On est proche des films de trucages, on pense parfois à Murnau, un peu à Méliès. 
Je ne crois pas que le film soit un enfant indigne de la famille [sic] de l'animation. De mon point de vue, l'animation est omniprésente, que ça soit dans les trucages numériques des blockbusters que dans les habillages télé, c'est un vaste continent. Dans cette géographie "Rue des abattoirs" se situe plutôt du côté de "Tango" de Zbigniew Rybczyński que d'un dessin animé Disney mais un tango et une forme de danse comme un ballet classique. Depuis mon film de fin d'étude, j'ai co-réalisé "Vertige" avec Christophe Gautry. Il utilise la technique de la pixillation, et lui aussi est à la limite du genre car il résulte plus d'une performance que d'une production conventionnelle. Le film est actuellement présenté dans des festivals (projectvertige.blogspot.fr).

Sur votre site, on voit un cerveau, et on se déplace de zones en zones pour découvrir votre travail. C'est un schéma très adapté à la diversité de votre production. Ce cerveau va-t-il continuer à se développer?
En fait ce n'est pas un cerveau mais un agrandissement de gromule, j'ai choisi cette image qui m'évoque un gros nœud cérébral. Le site internet mathieubrisebras.com n'est plus mis à jour depuis 2005 et présente essentiellement les films que j'ai réalisés pendant mes études à La Cambre et à La Poudrière ainsi que quelques expérimentations animées ou non. Je pense que ce site n'évoluera plus. Par contre je n'ai pas trop de problèmes avec l'activité de mon cerveau, et j'avoue même qu'il est parfois difficile de le suivre dans ces multiples élucubrations. Il y a, parmi elles, quelques ébauches de projets de films pour continuer d'explorer de nouvelles techniques.

Quel est selon vous le parcours idéal dans un futur proche? Vers quel type de travail avez-vous envie de vous diriger (attention, on ne parle pas ici de la dure réalité, mais bien de votre idéal!).
C'est un peu la question à 2000 points car justement j'ai un peu de mal à hiérarchiser mes nombreuses envies. J'ai la chance de faire un travail (alimentaire) qui me plaît, de participer à des projets intéressants avec des équipes motivantes la plupart du temps mais dans mon idéal, j'aimerais concilier ce travail intermittent avec d'autres occupations. Du côté artistique, je dois continuer les expériences en pixillation, j'ai encore des mètres de papier à découper (http://brisebras.blogspot.com/), des collaborations à concrétiser autour de la marionnette et du spectacle vivant, arroser les germes d'autres films tout en gardant une petite place pour enfiler des perles ; pour l'instant je suis un peu plus absorbé par un projet de film d'animation en volume. De l'autre côté, j'aimerais passer moins de temps à Paris pour être plus proche de la nature, faire du jardinage et de l'apiculture amateur. Voilà.

Vous connaissez maintenant un peu mieux ce qu'on appelle "le milieu" de l'animation en France. L'ensemble des acteurs et des dispositifs (fonds d'aides, festivals, producteurs, etc...) vous semble-t-il en accord avec ce que les réalisateurs aspirent à faire? Y a -t- il à votre avis des films plus difficiles à faire ou à montrer?
En France, le montage financier d'un court-métrage dépend en grande partie des différentes aides accordées par le CNC ou les régions. Ces demandes d'aides se font par un dossier rédigé, ce qui oriente à priori vers un type de films d'animation laissant de côté certains projets qui se racontent plus difficilement par l'écriture. Difficile de demander un scénario à Len Lye, ou une profondeur psychologique dans l'histoire des "Voisins" de McLaren. À mon avis, il y a des films qui on d'avantage de chance d'être réalisés puis sélectionnés en festival car il on le "bon profil" et correspondent à un certaine "attente". Cela pousse à jouer le jeu du dossier formaté, qui ne correspond pas à la façon de travailler de tous les réalisateurs. Néammoins, il y a un grand nombre de courts métrages français chaque année et je suis toujours content de voir surgir un « Planet Z » ou un « Aalterate » qui témoignent de la belle diversité et de la dynamique du film d'animation en France.

S'il ne fait aucun doute qu'on voit une vague sans précédent de réalisateurs forts depuis dix à quinze ans en France, épaulés par d'excellents techniciens, quels types d'échanges avez-vous avec eux? On ressent un écart entre la force de leurs films et leur "silence", non?
J'ai la chance d'avoir été le technicien d'excellents réalisateurs/trices. Les réalisateurs que j'ai rencontré font effectivement preuve d'une certaine discrétion; il n'y a pas vraiment de star-system dans l'animation, surtout dans le court. Peut être trouve-t-on aussi une explication dans le manque d'opportunités à s'exprimer, en dehors de milieux professionnels restreints.

Les lecteurs du futur vous lisent désormais, souhaitez-vous leur dire quelque chose depuis leur passé proche?
À votre avis, est-ce que la vie est mieux depuis le 21 décembre 2012? 




(1) Lire dans ces mêmes colonnes le post "Un film du passé".
(2) Technique decrite plus haut. Le keying désigne le code de chromaticité. Il rend possible l'incrustation vidéo (on le traduit d'ailleurs par incrustation en chrominance), par exemple l'insert d'une image derrière un présentateur. 

mardi 16 octobre 2012

Et Brett, y s'lave?


Il va où ce motard? Il roule depuis combien de temps maintenant? Pour nous il roulera pour l'éternité. Bon, vous l'avez vu, c'est pas Ghost Rider hein, mais il a quand même des pouvoirs. Il a du charme, il porte en lui la joie des humains qui se marient avec des machines. Et mystère des mystères: on peut se perdre dans son regard. Alors on lève le bras nous aussi, et on lui renvoie son salut. Bonne route mec, bonne route! (Bretislav Pojar - 1927-2012 / © KRATKÝ FILM PRAHA, a.s.)

dimanche 30 septembre 2012

La santé de X


Même si le sentiment d'être "pris en otage" par X grandit, je continue à publier ses messages. Que ce soit les photos ou ce qu'il nous écrit, ça commence à prendre des proportions inédites. Je lui laisse la parole:

"Ce pays est hyper bizarre, même si je vois bien que les gens (les femmes surtout) flippent en me voyant, personne ne dit rien et la vie continue comme si de rien n'était. Pourtant ma gueule... C'est de moins en moins possible. J'ai la trouille d'aller voir un médecin, et les nuits, c'est le cauchemar: depuis trois, quatre jours, je redeviens liquide, comme en France. Il faut que je dorme dans une baignoire bouchée, comme quand Séverine est venue à l'appart à trois heures du mat et qu'elle m'y a trouvé, impuissant à lui faire face. Elle est devenue dingue. Je vous raconterai, là faut que je me tire".

Si quelqu'un comprend de quoi il s'agit, je veux bien qu'il m'éclaire. En tout cas, vu son état, je ne peux plus vraiment garantir qu'il s'agisse bien de X.

lundi 3 septembre 2012

Un film du passé

Sur notre blog, il n'aura échappé à personne que le temps est un peu bousculé. Pour rester dans cette tradition, faisons semblant de découvrir ce film de Mathieu Brisebras intitulé RUE DES ABATTOIRS, et réalisé dans le cadre de ses études à l'école de La Poudrière en 2004. Oui, 2004 ça fait un bail, mais nous vous rappelons que le futur, c'était en 2002, alors on va pas faire d'histoires hein! En parlant d'histoire, celle-ci est très bien, elle suit des personnes différentes, et c'est toujours un petit miracle que d'arriver à orchestrer des destins qui se croisent, surtout avec si peu de temps. Nous nous sommes attaché à chacun des personnages, et nous en gardons un souvenir, un chacun. Bon film!

dimanche 19 août 2012

M. X parle



Je m'en doutais, M. X a fini par se manifester, le moins qu'on puisse dire c'est qu'il est laconique...  

"Effectivement, je suis parti de France. Je ne pouvais plus y rester, comme je ne peux divulguer où je me trouve actuellement, cela pourrait causer trop de problèmes à des personnes qui me sont proches. Disons que ces derniers mois, je me suis trouvé confronté à des difficultés, sur le plan sentimental, mais aussi... comment dire... au niveau de ma santé disons. Je ne peux rester plus longtemps connecté, je vous enverrai d'autres nouvelles peut-être."

Bon, plus on en sait, plus c'est confus je trouve. Ce que je me dis surtout (pourquoi cela ne m'avait pas frappé la dernière fois?) c'est que cette photo, quelqu'un a dû la prendre. 

samedi 18 août 2012

Y a du marché?


Là vraiment, on sait pas quoi en faire de ce film... Au départ, on souhaitait toucher un public étudiant, un peu oisif, qui fréquente le réseaux sociaux là, mais c'est pas assez tranché: trop crade, pas assez sanglant, trop peu bizarre, et surtout, surtout, ça communique quoi cette histoire? Ça vous parle à vous? Non, on va reprendre tout ça, on reprend à zéro et on va faire un truc bien, ok? On revient, ne partez pas, on va vous proposer du bon, du catchy , un truc bien cradingue et tout! OK???

lundi 13 août 2012

Je veux être ton ballon


Vous avez été très nombreux à rire aux éclats devant les dernières aventures de Blu & Red. Les revoici donc, prêt à vous emmener dans un grand éclat de mort de rire!!! Un vrai retour aux racines du cinéma pour cette histoire qui se passe de dialogues, et ne tient que par la maestria de sa mise en scène. Totalement à contre-courant de la programmation habituelle, ce nouvel opus de Blu & Red s'attaque sans vergogne au marché difficile des blockbusters de l'été. Âmes sensibles attention, il y a une goutte de sang!

dimanche 12 août 2012

La bière dans la ferraille


C'étaient les moments les plus difficiles à vivre finalement. En plein de mois de juillet, le bar du mess des sous-officiers était l'endroit où l'on pouvait encore trouver un peu de fraîcheur. Et surtout, on y servait une bière blonde, moyenne, mais très rafraîchissante. Immanquablement, on expliquait à Projet 0x0, la carlingue brûlante, qu'il était encore trop jeune pour boire de l'alcool. Il y a peu pourtant, lors des canicules, sa grand-mère l'autorisait toujours à en boire une gorgée, une seule gorgée. Il ne connaissait rien de plus agréable. Mais le sergent Lutton ne l'a jamais cru. Et ça, vraiment, c'était dur. 

dimanche 29 juillet 2012

La sécurité de l'emploi


L'enfant incarcéré était devenu "opérationnel". Certains membres de l'équipe en charge du projet -et pas forcément des moindres- n'en revenaient pas. Les hublots de verre avaient été fixés sans réels problèmes aux trous de la carlingue qui entouraient ses yeux. Quelques ajustements avaient pourtant été nécessaires, mais on avait fait appel à des mécanos avions pour qui les réparations et rapiéçages de ce type n'avaient pas de secrets. Puis on l'avait rapidement envoyé au boulot, et des journées chargées s'enchaînaient sans relâche. Il faut dire que le fond du lac regorgeait d'obus non-explosés qui gisaient là par centaines, peut-être par milliers. 

jeudi 26 juillet 2012

Enfin des nouvelles


Ce blog n'est guère fréquenté, les huit lecteurs qui le suivent irrégulièrement le savent bien. Pourtant, M. X a cru bon d'envoyer cette photo de lui, apportant par là la preuve qu'il est bien en vie. Lorsqu'on scrute les informations du fichier, il apparaît qu'il est récent. On ne sait pas vraiment où il se trouve, mais quand on observe attentivement son environnement sur cette image, il ne fait guère de doute qu'il a quitté la France. Est-il en Belgique? Dans un pays de l'Est? Peut-être prendra-t-il la peine d'envoyer la réponse d'un cybercafé? Je vous tiens au courant.

dimanche 3 juin 2012

Retour en banlieue


Ça c'est X quelques semaines avant la photo publiée le 5 janvier dernier. Il cherchait un nouvel appartement et je l'avais accompagné. En fait je ne l'avais pas remarqué à l'époque, mais il était déjà pas mal bizarre physiquement. En voyant ce cliché, je me demande comment j'ai fait pour ne pas me rendre compte de son état. Se voir souvent, boire des coups. J'ai dû m'y habituer petit à petit. Enfin... C'est quand même super bizarre, cette tronche!

mardi 1 mai 2012

La berge


Extrait d'une scène jamais tournée, abandonnée au moment du scénario. L'homme-télé hisse sa compagne sur le bord de la berge d'une rivière qui a failli les engloutir. Ce bain de nuit était le seul moyen d'échapper à la police qui les avait pris pour des voleurs de télévisions. On ne sait pas si elle pourra s'en sortir. Finalement, le film ne sera pas si cruel avec les personnages, il les maintiendra pourtant dans une situation moins triste, mais plus amère... (1999?)

lundi 23 avril 2012

Pas d'évènement, grand moment


Comme vous le savez sûrement, le studio des productions "FUTUR 2002" emploie des scénaristes. Pourquoi le rythme des publications a-t-il ralenti ces deniers jours? Tout simplement parce-que nous avons investi massivement dans la mise en chantier d'un scénario provisoirement intitulé "Projet-0x0". Vous l'aurez compris, c'est un retraitement intégral des messages, images, bribes de textes et autres photos qui ont été publiés ici depuis deux ans. Nous allons les assembler, les modifier et les polir pour écrire la première version de l'histoire intégrale de ce garçon qui va vivre en intimité avec le métal. En attendant le résultat final, d'autres dessins nous parviendront certainement, mais moins nombreux, forcément. 
Allez, on y retourne, nous avançons bien mais la route reste longue!

vendredi 30 mars 2012

Dans l'atelier


Le jeune officier qui supervisait les opérations autour du projet OxO n'en croyait pas ses yeux. On a avait mis près d'une heure trente pour parvenir à extraire le corps de l'enfant de la carlingue du robot, et ce qu'il voyait dépassait l'entendement. Il fallait maintenant réintégrer le corps dans l'armure pour ne pas risquer de le perdre. S'il n'était pas à proprement parler en danger, l'enfant hurlait, et sans protection, sa chair était trop douloureuse. L'opération devait désormais aller jusqu'au bout, la place du robot était au fond du lac.  

mercredi 28 mars 2012

Un film de téléphone


Retour au studio pour une nouvelle "production" et notre 50e message (yeehaa!!!). C'est un peu plus long (31 secondes!), c'est sonore et nous avons presque dû écrire un scénario! Clin d’œil à nos amis Itchy et Scratchy, sur une musique de Richard Minier, No_Hell s'inscrit dans la tradition des films de fin d'année, destinés à un public familial et le plus large possible. Pour les productions "Futur 2002", c'est une chance inespérée de maintenir des emplois et une activité qui nous permet de rester dans le top 3 des pays producteurs de films d'animation. Alors visionnez et faites passer! Trouver un distributeur est vital à présent.   

jeudi 22 mars 2012

Vérité = Futur


Présenté ici en mode "on", ce robot prédicateur est fiable à 99,9 %. Terminal relié au Mondial qui, en 2092 (90 ans donc après le fameux Horizon 2002!) a donné à l'humanité la solution au problème écologique (solution qui s'avéra être de nature psychologique, comme chacun sait). Vous pouvez le consulter autant que vous le souhaitez, et plus vous lui donnez d'informations vraies, plus ses prédictions s'avèrent justes. La forme ovoïde de la projection holographique fait référence au Tout, mais les yeux et la bouche ont été choisis pour aider à humaniser les rapports entretenus (durant les longues heures de discussion) avec l'humain. Les transferts de données se font via votre bio-chipset. Robot travailleur sur le réel à venir: tel était sa première appellation. Aujourd'hui tout le monde dit "precog". (Mr Roche - an 2356).

vendredi 24 février 2012

Vendredi: Best day!


 C'est la déchéance, ce petit blog cède à son tour aux sirènes de la promotion, et c'est un signe: plus rien ne tient face à la publicité, et on finira tous englués dans cette mélasse! Ceci dit, on peut désormais découvrir la nouvelle vidéo de nos amis The Fox Heads pour leur titre Best day, issu de leur album We want to be numb (Platinum records) sur leur page facebook. On peut l'acheter, l'écouter, et ça fait reculer les maladies de ce début de siècle. Best week-end à tous!

jeudi 23 février 2012

Pauvreté mon amie


En attendant le retour prochain de notre ami robotisé, penchons nous un instant sur un des maux de notre société. Un petit film éducatif pour donner un exemple plein de bon sens et enrayer la pauvreté au bas de nos immeubles. Un peu d'organisation, d'esprit de solidarité, mais sans empiéter sur nos vies privées hein! (2002 - Musique d'Étienne Charry)

mercredi 18 janvier 2012

Rions un peu


Une fois n'est pas coutume, et crise économique aidant, rions un peu en compagnie de Blu et Red, en attendant que l'orage passe.

jeudi 5 janvier 2012

Ami jelly


Début de l'été 1983. C'est la dernière fois que je vois X. Il n'est vraiment pas bien et j'ai moi même du mal à comprendre ce qui lui arrive. Sur cette photo, les traits de son visages ont totalement disparu, et il est comme... mou. Je ne suis pas spécialiste, mais ça ressemble beaucoup à l'éléphantiasis, cette maladie qui provoque des sortes d'excroissances sur le corps.  
On se quitte en fin d'après-midi et je ne le revois plus. Je pars en vacances, et en septembre, son appartement est reloué.

mercredi 4 janvier 2012

Après l'effort, rien

Après sa première semaine de missions sous marines, le projet OxO affronte une épreuve plus terrible pour lui: passer un dimanche entier sur la base. La majorité des militaires est partie en permission, et il attend. Il passe la plus grande partie de l'après midi assis sur cette barrière en béton, quasi immobile. Pas un véhicule n'est passé, et à part les sous officiers de garde qui sont allés prendre leur déjeuner au mess, il n'a vu personne. Le soleil commence à taper, et sur la ferraille c'est moyen comme sensation.

mardi 3 janvier 2012

Explications explicatives

Nous voilà à l'intérieur de la bête. Nous voyons bien que le principe est finalement assez simple. Les propriétés d'une électrolyse appliquées à un corps humain permettent de capter les éléments ferreux se trouvant dans le sol alentour du sujet. Après de longs mois, une gangue métallique se forme autour de l'enfant, composant ainsi une armure de fer. Elle lui va nécessairement comme un gant, elle est de petite taille et se prête à toutes les missions sous marines de récupérations de munitions. Bon, ce dessin est assez théorique, on ne sait pas vraiment quel est l'aspect physique du sujet.