mardi 28 décembre 2010

Le long des murs de la base

Après s'être dérouillé les jambes, notre robot arpente assidument le coin. Des routes aux bords sablonneux, des landes, des marais, des forêts de pins, le lac, et ces interminables murs de béton, ou ces grillages ornés de fils de fer barbelés, rendant impénétrable une zone qui semblait immense: La base.

Que font les robots de leurs temps libres?

Comment savoir exactement ce qu'il fiche à cet instant précis? Dans une telle situation, le plus probable est qu'il ait la faculté d'entrer en contact avec un arbre, même plusieurs années après sa mort. Et quand bien même, que peut-il bien avoir à lui dire? Rien, certainement. Il est bien plus plausible qu'il recherche simplement un réconfort. Pas une consolation, un simple réconfort, sans arrière pensée, un réconfort comme seul un arbre peut en apporter. Il suffit d'apposer ses mains sur son écorce, le masser doucement comme pour entrer en lui, lentement, ne pas s'arrêter, ne plus penser au temps, et lorsqu'il se suspend, plus rien de mauvais ne semble pouvoir arriver. Comment ce jeune robot connait un truc pareil? Prrrt...