vendredi 14 mai 2010

Quinze ans plus tard

C'est l'instant où le robot naît. Le taux de métal aggloméré par électrolyse est arrivé au seuil requit pour former une carapace performante. Il est assez résistant pour protéger l'organisme qu'il abrite, et assez fin pour lui permettre de se mouvoir sans trop de contraintes. Comme pour un ours après des mois d'hibernation, le réveil est un peu dur. Méthodiquement, sans s'arrêter, le robot creuse la terre au dessus de lui. À la surface, le sol commence à bouger, à se soulever doucement, et petit à petit, on distingue des parties de son corps. C'est rouillé. Par endroits, c'est du sable, à d'autres, la brillance du métal est déjà là.

1 commentaire:

spata a dit…

C'est très très beau comme ambiance.
Quel est le format de tes dessins.